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You had your best-laid plans and then COVID-19 came along and hammered the entire economy. But you’ve got this – if you have the right information. Join Rob Carrick and Roma Luciw on Stress Test, a podcast guiding you through one of the biggest challenges your finances will ever face.

ROMA: Les impôts. C’est l’un des sujets les moins sexy qui soient, mais les gens s’énervent toujours à l’approche de la période des impôts, surtout parce qu’ils ne savent pas exactement combien ils doivent ou s’ils recevront quelque chose en retour.

ROB: Nous savons que la plupart d’entre vous n’avez pas de comptable dans vos contacts. C’est pourquoi nous avons décidé de démystifier quelques notions fiscales de base et de vous donner des conseils pour vous aider à survivre à cette période de l’année.

ROMA: Bienvenue à Test de résistance, une baladodiffusion sur les finances personnelles pour les milléniaux et les membres de la génération Z. Je m’appelle Roma Luciw, je suis rédactrice en chef de la rubrique des finances personnelles du Globe and Mail.

ROB: Et je m’appelle Rob Carrick, je suis chroniqueur en finances personnelles au Globe and Mail.

ROMA: Que vous soyez un travailleur indépendant qui essaie de garder une trace des reçus ou un employé qui travaille à distance et s’efforce de déterminer la taille de l’espace de bureau qu’il peut déduire, la saison des impôts peut être éprouvante. Remplir sa déclaration de revenus est parfois décourageant, surtout si vous débutez dans le monde du travail.

ROB: C’est pourquoi cet épisode vous présente tout ce que vous devez savoir sur vos impôts. Après la pause, je m’entretiendrai avec un expert en fiscalité.

ROB: Jamie Golombek est directeur général de la planification fiscale et successorale pour la Banque CIBC à Toronto. Voici la conversation que nous avons eue.

Il semble que, pour la plupart des gens, les impôts ne sont pas une priorité, une chose à laquelle ils veulent consacrer le moins de temps possible. Pourquoi les jeunes adultes devraient-ils se soucier des impôts, surtout s’ils ne gagnent pas beaucoup d’argent?

JAMIE: La vérité, c’est que les impôts représentent la dépense la plus importante de la plupart des gens. C’est peut-être un peu moins vrai quand on est jeune, mais en fin de compte, les impôts finissent par devenir la principale dépense, plus encore que le logement, même si cela dépend de la situation personnelle de chacun. Prendre le temps, dès l’âge de 20 ou 30 ans, de comprendre le système fiscal et de s’assurer que l’on profite des déductions et des crédits est un bon moyen de réduire le montant d’impôt que l’on est tenu de payer pour le reste de sa vie.

ROB: Quelques principes de base, Jamie. Quand les impôts doivent-ils être payés pour l’année d’imposition 2022 et quelles sont les conséquences d’une déclaration en retard si l’on doit de l’argent au gouvernement?

JAMIE: Oui. Pour la plupart des gens, la date limite est généralement le 30 avril. Vous avez un jour en prime cette année. Le 30 avril tombe un dimanche. Vous bénéficiez donc d’une prolongation automatique jusqu’au 1er mai. Cela étant dit, si vous avez un revenu de travail indépendant, par exemple si vous faites des livraisons avec votre voiture, votre date limite est le 15 juin. Toutefois, si vous devez payer des impôts, ils sont exigibles le 1er mai, à condition que vous produisiez votre déclaration dans les délais. Même si vous ne payez pas, il n’y a pas de pénalité. Vous devez naturellement payer des intérêts sur les montants que vous devez. Mais si vous êtes en retard dans le dépôt de votre déclaration de revenus, vous devez automatiquement payer une pénalité de 5 % du montant que vous devez, plus 1 % par mois de retard supplémentaire. Il faut donc être très prudent. Vous devez essayer de produire votre déclaration à temps, surtout si vous devez de l’argent.

ROB: Que se passe-t-il si je ne demande pas une déduction? Quels sont les inconvénients?

JAMIE: Pour être honnête avec vous, le plus grand risque de ne pas produire de déclaration est de ne pas bénéficier des prestations gouvernementales. De nombreuses prestations sont liées à la déclaration de revenus. Et je dirais que cela est d’autant plus vrai pour les personnes qui ont des enfants. Si vous avez un, deux ou trois enfants, vous devez absolument vous assurer que vous produisez une déclaration de revenus, car cela vous donne droit à l’allocation canadienne pour enfants, montant non imposable substantiel qui dépend de votre revenu. Si vous ne produisez pas de déclaration, vous ne bénéficiez pas de ces avantages. Il pourrait y avoir d’autres avantages secondaires, selon la province. Vous pourriez recevoir des paiements trimestriels au titre de l’action climatique, ainsi qu’un montant trimestriel au titre de la TPS ou de la TVH. Il y a donc toute une série d’avantages qui sont directement liés à la production de votre déclaration. Mais bien sûr, vous le savez, si vous devez de l’argent et que vous ne produisez pas de déclaration, il pourrait y avoir des pénalités et des intérêts à payer. Et dans des cas très graves, si cela revient à de l’évasion fiscale, cela pourrait être criminel. Mais cela est bien sûr très rare. Quoiqu’il en soit, il est très important de produire une déclaration. Au Canada, il est obligatoire de produire une déclaration de revenus. Chaque individu doit le faire, s’il doit payer des impôts. Selon moi, c’est quelque chose que les gens devraient faire.

ROB: Quand dois-je produire ma première déclaration? À quel âge? Dois-je avoir un emploi? Quelles sont vos lignes directrices?

JAMIE: D’une manière générale, il faut commencer à produire une déclaration de revenus... Je dirais une fois que vous avez 19 ans. La raison principale, c’est l’admissibilité au crédit trimestriel pour TPS ou TVH. Je sais que lorsque mes enfants atteignent l’âge de 19 ans, je les aide à remplir leur première déclaration de revenus afin qu’ils puissent bénéficier de ce montant trimestriel. Je pense donc que c’est à partir de ce moment que je commencerais, à supposer qu’il n’y a pas d’autres revenus.

ROB: Bon. Jimmy, vous êtes un spécialiste de l’impôt. Que pensez-vous de l’utilisation de tous les logiciels d’impôt gratuits? Et quand dois-je consulter un spécialiste en déclarations de revenus ou un comptable?

JAMIE: Oui, écoutez, je veux dire que j’utilise personnellement ce type de logiciel. Bien sûr, j’utilise une version payante, mais le prix défie toute concurrence. Ce logiciel coûte bien moins de 100 dollars. Bien sûr, ma situation peut être plus compliquée que la moyenne. Il y a beaucoup de très bons logiciels. L’Agence du revenu du Canada publie sur son site web une liste des logiciels gratuits et payants. Vous pouvez les essayer. Je pense que c’est un excellent exercice que chacun examine sa propre déclaration de revenus pour voir comment cela fonctionne et comprendre les crédits et les déductions. Mais je dirais que si vous n’avez qu’un simple feuillet T-4 ou un REER, il est assez facile de le faire soi-même! De nombreux logiciels, en particulier les logiciels payants, comprennent un processus d’entretien et des questionnaires qui vous permettent de répondre aux questions suivantes : « Avez-vous déménagé en 2022? » Si oui, il existe bien un crédit d’impôt pour l’achat d’une première maison. Cela peut vous permettre de découvrir des choses que vous ne savez peut-être pas, si vous remplissez votre déclaration seul. Je dirais que si vous avez un revenu de travailleur indépendant, un revenu d’artiste, si vous avez une propriété locative, si vous louez votre sous-sol, tout cela, c’est peut-être le moment de parler à un fiscaliste ou à un spécialiste des déclarations de revenus, ne serait-ce qu’à cause des dépenses à déduire. Ce que vous pouvez déduire, vous savez, des parties de votre maison, différentes dépenses, par exemple. C’est à mon avis là que les choses se compliquent un peu.

ROB: Nous avons parlé des comptables et des spécialistes des déclarations de revenus. Quelle est la différence?

JAMIE: Eh bien, les comptables sont des professionnels qui ont reçu une formation approfondie à l’université. Ils détiennent un diplôme en comptabilité, ainsi qu’un titre professionnel. Ce sont plutôt des conseillers. Donc, encore une fois, leurs services coûteront plus cher, mais, je l’espère, ils ne se contenteront pas de préparer votre déclaration, ils vous proposeront aussi des conseils et des astuces sur ce que vous devez faire pour faire des économies d’impôt. Les spécialistes en déclarations de revenus sont omniprésents aux mois de mars et d’avril, partout au Canada. Ils ont en général des boutiques physiques. Il y a quelques grandes chaînes, les gens les connaissent. Mais ils sont partout. Ils sont dans les centres commerciaux locaux. Ils sont dans les centres commerciaux linéaires. Partout. Leurs services sont évidemment beaucoup moins coûteux. Ils font du très bon travail. Ils préparent votre déclaration. Mais ils ne seront peut-être pas aussi proactifs pour vous donner des conseils fiscaux généraux pour les années à venir.

ROB: Quels sont les éléments les plus courants que nous devrions suivre tout au long de l’année? Je pense aux dons de charité, aux frais de déménagement. Pouvez-vous me donner une liste générale qui, selon vous, serait pertinente pour les membres de la génération du millénaire et de la génération Z?

JAMIE: Je veux dire, les plus faciles, ce sont certainement des choses comme les dons de charité. Certains organismes caritatifs fournissent des reçus immédiatement, alors si vous faites un don en février, vous recevrez souvent un courriel le jour même. J’ai donc un dossier dans ma messagerie électronique intitulé Dons dans lequel, si je fais un don au cours de l’année, je place ce reçu électronique. À la fin de l’année, j’ai tous ces reçus, et tous les frais médicaux, au bon endroit. Vous savez, c’est vraiment très important. Les gens oublient, par exemple, qu’un massage peut être considéré parmi les frais médicaux et que, dans la plupart des provinces, il est possible de conserver le reçu lorsque vous vous faites masser. Vous savez, évidemment, si vous êtes en partie remboursé par le régime de soins de santé, cette partie n’est pas admissible. Mais tout le reste constitue une dépense médicale valable. Par conséquent, gardez un dossier pour les frais médicaux, tout au long de l’année. Quand vous allez chez le dentiste. Tous ces frais. Et bien sûr, si vous êtes travailleur indépendant et avez vos propres dépenses, il est également important de les suivre. Par exemple, je suis moi-même salarié, mais je travaille à domicile et je note toutes les dépenses de mon bureau à domicile et je conserve tous les mois les factures que je reçois pour Internet, pour l’électricité, ou pour le gaz. Je note tout cela tout au long de l’année de sorte qu’à la fin de l’année, je peux faire un calcul rapide et déterminer le pourcentage de l’espace que j’utilise et déterminer si cela vaut la peine ou non d’utiliser la méthode détaillée pour amortir les dépenses de mon bureau à domicile.

ROB: Pouvez-vous nous expliquer de façon très concise comment déduire les frais de bureau à domicile lorsque vous travaillez pour une entreprise et non pour vous-même?

JAMIE: Si vous êtes salarié et travaillez surtout à domicile depuis quelques années en raison de la COVID, il y a bien deux façons de procéder, du moins pour 2022 : une méthode détaillée et une méthode simplifiée. Pour la plupart des gens, en particulier s’ils sont propriétaires de leur logement, il est beaucoup plus logique d’utiliser la méthode simplifiée. Cela représente 2 dollars par jour pour un maximum de 250 jours. Cela fait une déduction de 500 $. Vous n’avez pas à conserver de reçus. Vous n’avez pas à calculer l’espace que vous utilisez dans votre maison. Et la raison pour laquelle cette méthode fonctionne vraiment très bien. Pour les propriétaires. La plus grosse dépense d’un propriétaire, c’est bien sûr l’hypothèque. Les intérêts hypothécaires ne sont pas des dépenses déductibles admissibles selon la méthode détaillée. En revanche, si vous êtes locataire, votre plus grosse dépense est probablement votre loyer. La possibilité de déduire une partie du loyer peut donc vous inciter à opter pour la méthode détaillée. Avec cette méthode, vous comptabilisez toutes les dépenses liées à votre logement, y compris le loyer et toutes les autres dépenses que vous payez. Ensuite, vous faites un calcul au prorata, en fonction de la superficie et du nombre d’heures travaillées. S’il s’agit d’un espace partagé, cessez d’utiliser la table de la cuisine, vous travaillez 37 heures et demie par semaine.

Il y a évidemment beaucoup plus d’heures dans la semaine où vous pouvez utiliser la table de cuisine pour manger, par exemple. Il faut ensuite calculer au prorata, non seulement en fonction de la superficie, mais aussi en fonction du nombre d’heures. Dans les deux cas, vous aurez besoin d’une copie de la formule 2200 de votre employeur autorisant le travail à domicile.

ROB: Nous reviendrons sur les conseils à donner aux personnes qui travaillent dans l’économie des petits boulots après la pause.

Jamie, quels conseils donneriez-vous aux personnes qui travaillent dans l’économie des petits boulots? Je me demande, à mesure que nous avançons dans l’année, ce que je devrais suivre. Que dois-je surveiller pour être bien organisé au moment de la période de la déclaration de revenus, pour profiter au maximum des avantages fiscaux liés au statut de travailleur indépendant?

JAMIE: Je pense qu’il y a deux aspects, au fait d’avoir des petits boulots. Il y a les recettes et il y a les dépenses. Or, nous nous concentrons souvent sur les dépenses. Vous savez, nous tentons de tenir compte de toutes les dépenses que nous faisons pour gagner ce revenu. Mais n’oublions pas non plus le côté des revenus. Il y a la possibilité qu’il y ait des soupçons selon lesquels vous ne déclarez pas tous vos revenus. Car, dans la plupart des cas, ces revenus ne font pas l’objet de feuillets T4. Si vous êtes travailleur autonome, vos revenus ne sont pas suivis par un employeur. Il est donc très important, si vous recevez régulièrement de l’argent sur votre compte bancaire, que vous en connaissiez la source. Ainsi, si l’ARC vous demande un jour de lui fournir vos relevés bancaires, vous pourrez les consulter et déterminer les dépôts qui ne sont pas des revenus. Par exemple, ce montant correspondait à un cadeau d’anniversaire de mes parents. La bonne nouvelle, c’est qu’au Canada, il n’y a pas d’impôts sur les dons. Autrement dit, si vous recevez des cadeaux ou une aide financière d’un parent ou d’un autre membre de la famille, il n’est pas imposable et vous n’avez pas à le déclarer. Ainsi, s’il ne s’agit pas d’un revenu d’emploi et que vous n’exercez pas d’activité professionnelle, les cadeaux que vous recevez ne sont que des cadeaux. Mais il est important de les suivre, non? Si l’Agence du revenu du Canada vient examiner votre compte plus tard et constate que vous avez reçu plusieurs fois des montants forfaitaires. Vous devez vous assurer que vous pouvez prouver qu’il s’agit bien de cadeaux et non de revenus d’emploi que vous auriez dû indiquer dans votre déclaration de revenus.

ROB: Pouvez-vous nous donner une vue d’ensemble, au bénéfice de ceux qui ne comprennent pas le concept de base de la façon dont les dépenses professionnelles peuvent faire diminuer les impôts à payer sur l’argent gagné avec des petits boulots?

JAMIE: Bien sûr! Disons que vous faites de petits boulots et que vous avez diverses dépenses qui sont directement liées à ces revenus. Par exemple, vous êtes consultant et vous devez acheter des fournitures de bureau. Vous devez faire une présentation importante. Il est évident que vous allez percevoir des revenus. Disons que vous percevez des revenus de 500 $ grâce à ce travail de consultant, mais que vous devez aller à la papèterie du coin pour acheter du matériel informatique, du papier et toutes sortes d’articles de ce genre. Vous pouvez déduire ces dépenses directement des revenus que vous tirez de ce travail; cela réduit votre revenu net et vous permet d’économiser de l’impôt au moment de produire la déclaration de revenus. Il est donc essentiel d’associer toutes les dépenses que vous avez effectuées, dans une mesure raisonnable parce qu’il arrive que des gens essaient de repousser les limites des dépenses de façon discutable. Vous savez, les repas, par exemple, sont en général des dépenses personnelles. Cela dit, si vous invitez un client potentiel dont vous pourriez tirer un revenu, vous pouvez déduire 50 % du coût de ce repas comme frais de représentation, qui constituent une déduction acceptée. Cela réduira le montant de l’impôt que vous devrez payer sur ce revenu à la fin de l’année. La plus grande difficulté que j’ai constatée chez les personnes qui souhaitent déduire leurs dépenses de manière agressive concerne entre autres les véhicules à moteur. Ainsi, des gens prétendent utiliser leur voiture pour le travail beaucoup plus qu’ils ne le font en réalité. Et ils s’interrogent sur le pourcentage d’utilisation de leur voiture. Vous avez vu des gens adopter un taux d’utilisation de 70 %, ou même 80 %. Si vous voulez utiliser votre voiture et déduire les frais liés à l’utilisation d’un véhicule à moteur pour votre travail, vous devez tenir un registre. L’Agence du revenu du Canada est très stricte à ce sujet. C’est pourquoi vous devez consigner tous les kilomètres que vous parcourez pour vous rendre au travail, ainsi que vos destinations. Le but de ce déplacement, par rapport aux kilomètres parcourus à des fins personnelles. C’est donc le principal signal d’alarme. Je vois souvent des gens qui essaient de déduire leurs repas personnels. Ils invitent leur conjoint ou partenaire à déjeuner, discutent de leur travail et essaient de déduire les frais de ce repas. Or, ce n’est pas une dépense valable. Je pense donc qu’il faut être très, très prudent, surtout en ce qui concerne les repas, les invitations et l’utilisation d’un véhicule à moteur.

ROB: Il faut penser, tout au long de l’année, non seulement à ce que l’on gagne, mais aussi à ce que l’on dépense pour gagner cet argent, pour tirer le maximum de toutes les possibilités de faire diminuer le revenu pour payer moins d’impôt.

JAMIE: Bien sûr. Le conseil le plus simple que je peux vous donner à cet égard est d’avoir une carte de crédit spéciale. C’est le meilleur conseil que nous pouvons donner. Donc, vous avez deux cartes. Cela n’a pas obligatoirement à être une carte d’entreprise. Vous avez votre carte habituelle et une autre carte, pour vos dépenses personnelles et vos dépenses professionnelles. Cela facilite grandement les choses à la fin de l’année, car vous disposez alors d’un relevé complet où tout ce que vous avez imputé à cette carte de crédit en particulier constitue sans aucun doute une dépense déductible. Bien sûr, il est essentiel de s’assurer de régler le solde de la carte de crédit chaque mois. Vous ne voulez pas conserver un solde et payer des intérêts. Mais si vous avez la discipline nécessaire pour le faire, c’est probablement une bonne idée d’avoir une carte séparée pour les dépenses professionnelles afin de pouvoir les suivre facilement tout au long de l’année.

ROB: Supposons que vous ayez rempli votre déclaration de revenus et que vous vous rendez compte que vous avez fait une erreur. Quelles sont les conséquences? Comment y remédier?

JAMIE: En fait, c’est beaucoup plus facile qu’on ne le pense. Auparavant, il fallait revenir en arrière, remplir une nouvelle déclaration et payer quelqu’un. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Dans la plupart des cas, vous pouvez vous connecter en ligne à votre compte à l’Agence du revenu du Canada. C’est très simple. Je pense que tout le monde devrait pouvoir le faire, si tout va bien, et vous pouvez corriger votre déclaration en tapant simplement le numéro de la ligne qui correspond à ce que vous voulez modifier. Vous faites tout cela en ligne, et après vous recevrez un avis de nouvelle cotisation, quelques semaines plus tard, qui autorise ou refuse votre demande de modification.

ROB: Je recommande vivement à tout le monde d’ouvrir un compte, car cela vous permet non seulement de suivre votre déclaration de revenus, mais aussi de savoir comment elle a été reçue et quand votre avis de cotisation a été émis. Les autorités sont-elles d’accord avec ce que vous avez déclaré? Vous pouvez également vérifier vos droits de cotisation à un REER, et suivre vos cotisations au CELI. Il s’agit donc d’une excellente source d’information sur vos impôts, entre autres sujets. Jamie, c’est le moment de l’année où les gens cotisent à leur REER, et ils le font en pensant à leurs impôts. Mais pour notre public, les jeunes dans la vingtaine ou dans la trentaine, quel est, selon vous, le meilleur choix? Dans la plupart des cas, il s’agit du REER ou du CELI?

JAMIE: Il ne faut pas non plus oublier que dans un mois environ, nous aurons peut-être une nouvelle option, n’est-ce pas? Le nouveau compte d’épargne lié à l’habitation. J’y reviendrai dans une minute. Mais je dirais que pour la plupart des personnes qui commencent leur carrière, si leur revenu est relativement faible, c’est-à-dire inférieur à 50 000 dollars par an, il est probablement préférable de cotiser au compte d’épargne libre d’impôt, pour ceux qui peuvent se le permettre, plutôt qu’au RER. En effet, vous paierez dès maintenant l’impôt dans votre tranche d’imposition relativement basse, comprise entre 20 et 25 %, selon votre province ou votre territoire. Et en fin de compte, vous savez que, lorsque vous prendrez votre retraite, peut-être dans 30, 40 ou 50 ans, vous pourriez être dans une tranche d’imposition plus élevée. On ne peut pas être plus bas que la tranche d’imposition la plus basse. Je pense donc que le CELI l’emporte sur le REER pour la plupart des gens, surtout s’ils se situent dans les tranches d’imposition les plus basses. Mais, comme je vous l’ai déjà dit, le premier compte d’épargne logement sera mis en place au cours des prochains mois. Et s’il y a la moindre possibilité que vous achetiez votre première maison, le fait de verser 8 000 dollars par an pendant cinq ans au maximum dans un compte d’épargne logement vous donne droit à une déduction fiscale et vous permet de retirer cet argent en franchise d’impôt si vous achetez un logement dans les 15 ans. Je pense qu’il s’agit d’une nouvelle option que les gens devront commencer à envisager au printemps ou à l’été, lorsque ces régimes commenceront à être disponibles.

ROB: Et si vous n’achetez pas de maison, l’argent ne peut-il pas être versé dans votre REER?

JAMIE: Bien sûr. Il n’y a aucun inconvénient. Ainsi, après 15 ans ou au moment où vous atteignez l’âge de 71 ans, selon la première échéance, il est possible que vous n’achetiez pas de logement. Sans problème. Vous pouvez prendre la totalité du montant et le retirer, et payer de l’impôt dessus si vous voulez l’argent ou, mieux encore, le transférer dans votre REER ou votre FERR, ce qui vous permet de le faire fructifier à l’abri de l’impôt pour toujours. Vous n’avez même pas besoin d’avoir des droits de cotisation à un REER pour le faire. C’est comme si vous obteniez 40 000 $ de plus en droits de cotisation au REER. Je pense donc que tout le monde devrait songer à ce nouveau compte d’épargne logement, à condition d’être un primo-accédant à la propriété, c’est-à-dire une personne qui n’a pas été propriétaire d’un logement au cours de l’année en cours et des quatre années civiles précédentes.

ROB: Jamie, je vais conclure sur une question très technique, mais c’est une question qui revient sans cesse quand il est question de fiscalité. Quelle est la différence entre une déduction fiscale et un crédit d’impôt?

JAMIE: C’est une question cruciale, n’est-ce pas? Pour la plupart des gens, les déductions fiscales sont beaucoup plus intéressantes que les crédits d’impôt. Les crédits d’impôt sont établis à un taux fixe au niveau fédéral et provincial. Par exemple, au niveau fédéral, vous obtenez un crédit de 15 % pour diverses dépenses comme les frais médicaux, ou d’autres éléments comme le montant personnel de base, le montant pour conjoint, le crédit pour revenu de pension, ils valent tous 15 % à l’échelon fédéral et 5 % en Ontario. Les déductions sont donc très limitées. Toutefois, les déductions permettent de réduire votre revenu à votre taux marginal d’imposition. Ainsi, si une personne se situe dans la tranche d’imposition la plus élevée en Ontario (53 %) et qu’elle bénéficie d’une déduction REER de 1 000 $, elle économisera 53 % d’impôt sur la valeur de cette déduction. En revanche, si ces 1 000 $ représentaient une dépense médicale et étaient admissibles à un crédit, l’économie serait d’environ 15 % à l’échelon fédéral et 5 % en Ontario. Donc, seulement 20 %. La différence est donc énorme. Bien entendu, pour une personne se situant dans la tranche d’imposition la plus basse, il n’y a probablement pas de différence entre une déduction et un crédit. La seule autre chose à garder à l’esprit, c’est que tous les crédits sont au plus bas, sauf le crédit pour dons de bienfaisance. Dès qu’une personne fait plus de 200 $ de dons de charité, cumulés au cours d’une année donnée, le taux de crédit passe au taux maximal de 29 % à l’échelon fédéral. C’est donc une possibilité intéressante. Mais à part ce crédit, les crédits valent généralement très, très peu par rapport aux déductions, selon votre tranche d’imposition.

ROB: Jamie, merci beaucoup pour tout cela. Vous êtes un véritable puits de connaissances fiscales, avec tous ces chiffres et tous ces termes. Très impressionnant. Merci encore.

JAMIE: Cela m’a fait plaisir.

ROMA: Cela a été un cours accéléré sur les impôts, avec d’excellentes idées, comme le fait que les locataires peuvent parfois bénéficier d’une déduction plus élevée pour leur bureau à domicile. Aujourd’hui, c’est une bonne nouvelle pour les locataires dans les marchés où l’immobilier coûte cher. Rob, quels points retenez-vous de cette conversation?

ROB: 1) Si vous ne remplissez pas de déclaration de revenus, vous risquez de laisser de l’argent sur la table. Faites-le dès que vous commencez à gagner de l’argent grâce à un emploi, même à temps partiel.

2) Prenez l’habitude de rassembler tous vos feuillets d’impôt et de vérifier toutes les déductions fiscales auxquelles vous avez droit. À mesure que vos revenus augmenteront au cours de votre carrière, les économies d’impôts seront plus importantes.

3) Il existe des logiciels fiscaux gratuits. Il suffit de chercher sur Google. L’Agence du revenu du Canada propose quatre options gratuites pour votre téléphone intelligent, et il y en a encore plus en ligne.

ROMA: Merci d’avoir écouté cet épisode de Test de résistance. Cette émission a été produite par Kyle Fulton et Emily Jackson. Notre productrice exécutive est Kiran Rana. Merci à Jamie Golombek d’avoir participé à notre épisode.

ROB: Vous trouverez Test de résistance en anglais (Stress Test) partout où vous écoutez des balados. Si vous avez aimé cet épisode, donnez-nous une note de cinq étoiles sur Apple Podcasts et parlez-en à vos amis.

ROMA: Dans le prochain épisode de Test de résistance, nous parlerons de traitements de fertilité. Cela peut être une dépense considérable pour les couples qui veulent désespérément avoir des enfants, sachant qu’un couple canadien sur six est confronté à l’infertilité. C’est un coût auquel vous pourriez être confronté si vous envisagez d’avoir des enfants.

ROB: En attendant, retrouvez-nous sur le site du Globe and Mail. Merci à tous de nous avoir écoutés.

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